Dialogue Cenco : lundi 27 mars, fin travaux. Est-ce possible ?

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Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo ont annoncé la signature des arrangements particuliers sur base de l’accord du 31 décembre 2016 pour le lundi prochain.

Ils ont fait cette déclaration après avoir proposé un schéma aux parties prenantes à ce dialogue quant à la désignation du premier ministre qui, selon la lettre et l’esprit de l’accord, doit venir du Rassemblement.

Cette question a toujours divisé Majorité Présidentielle et Rassemblement. Les uns veulent que le Rassop propose une liste de trois personnes au Chef de l’état qui devra choisir la personne devant incarner ce rôle, alors que pour le Rassop il s’agit de présenter un nom et le Chef de l’état nomme.

Pour leur part, les Prélats catholiques ont tranché que le Rassop présente le candidat Premier ministre et en discute de vive voix avec le Président de la république.

Des questions pendantes …

Des questions se posent encore sur la tête du Conseil national de suivi de l’accord. Ce poste, dans le texte de l’accord, revient au Président du Conseil des sages du Rassop. Mais après la mort d’Etienne Tshisekedi, cette question revient sur la table. La MP, le Mlc et d’autres structures voudraient que ça se discute car, selon eux, il s’agissait d’une disposition taillée sur la mesure de l’opposant historique et Président de l’UDPS, feu Tshisekedi.

Déjà dans le Rassop, une figure, pas la moindre, A.G Kyungu wa Kumwanza, a estimé qu’il faille même accorder la gestion de ce conseil à la Cenco pour couper court aux tiraillements politiciens.

Toutes ces questions, y compris celles de la répartition des ministères dans le prochain gouvernement, sans oublier le chronogramme, sont des matières qui devront être traitées pendant les 5 jours à dater de ce mardi 21 mars 2017. Un vrai défi pour les évêques catholiques, qui, en ce même moment, sont aussi invités au Conseil de sécurité des Nations unies pour aborder ces mêmes questions.

Pour exprimer son ras-le-bol, le Secrétaire Général de l’UDPS, jean Marc Kabund a déjà claqué la porte des négociations. Il dénonce ce qu’il qualifie de manœuvre pour s’éterniser au pouvoir de la part de la MP. « Je ne peux pas continuer d’accompagner les gens dans cette aventure dangereuse pour la nation. La MP ne veut ni appliquer l’accord ni organiser les élections » s’est-il indigné.

Toute cette réalité amène l’opinion à se poser la question sur la possibilité à boucler ces travaux dans le temps voulu par la Cenco.

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