Festival Amani : Quand JOSE CHAMELEON se déchaine sur la sécurité : « Je ne m’agenouille jamais devant un homme blanc »

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Dimanche 11 février, le dernier jour de la 5ème édition du Festival Amani  a été marqué par plusieurs éléments exceptionnels. Déjà à 10h, le bureau de communication du festival a annoncé par un communiqué Officiel, la rupture de stock des billets à tous les points de vente pourtant à 2 heures du début des spectacles.

Quelques milliers de fanatiques sont restés dehors par manque de billets. À 13h, le prix du billet est passé de 1$ USD soit 1700 Francs Congolais à 5000 FC. À 15h le billet se vendait à 7000FC. Une pratique devenue régulière lors des grandes organisations dans plusieurs grandes villes. Quelques personnes achètent des billets aux prix prévus pour les revendre aux prix élevés lors de la rupture des billets de l’organisateur.

Une marrais d’homme est venue voir la star du jour, le grand petit-homme ougandais. «Quel que soit le prix du billet, je payerai pour voir Chameleon, c’est une grande star, sa musique m’a beaucoup inspiré. Si je suis une musicienne polyvalente c’est parce que je l’ai beaucoup écouté» Confie Sandra, une jeune musicienne de Goma.

Malgré la grande pluie de quelques minutes qui s’est invitée à la fête avant l’entrée sur scène de José Chameleon, le publique n’a pas désespéré. Et juste après la pluie tout est revenu normal.

À 18h, le publique réclamait déjà le Lion ougandais, qui finit par entrer sur scène avec un grand retard de près qu’une heure.

Mais lorsque le patron de _Leone Island_ est entré sur la grande scène, c’est toute la foule qui s’est mise à danser. L’homme connu par la musique très éducative au rythme dansant, a su faire chanter, danser, et pleurer ses admirateurs pendant 2 longues heures sans se fatiguer, répondant juste aux demandes de son publique. Pourtant seule une heure lui a été donnée de chanter pour la paix.

Et cela que tout a commencé à dégénérer.

Chameleon c’est l’homme qui dit sur le micro ce qu’on lui dit dans les oreilles. Et lorsque le chargé de la sécurité de l’organisation lui a chuchoté quelques mots à l’oreille, Jose Chameleon l’a fait savoir au public. «Écouter les gars, voulez-vous que j’arrête ?» Avant même que le publique lui réponde, il continue, «parce que cet homme blanc vient de me dire qu’il faut que j’arrête. Mais je vois que vous avez encore envie de moi et moi j’ai envie ou ré envie de vous». À la réponse du publique lui demandant de continuer le Lion ougandais a pris sa revanche contre le monsieur. Parlant anglais et swahili, il appela le monsieur et lui dit : «Écoute monsieur, vous m’avez donné votre argent, et j’ai accepté de venir jouer ma musique ici. Et maintenant mes patrons ce sont ces festivaliers. Je m’arrêterai lorsqu’ils le voudront eux pas lorsque tu le voudras toi ni un autre homme blanc. Je ne m’agenouille jamais devant un homme blanc. Si tu t’énerves t’en pis, je suis un noir et fier de l’être, un vrai gorille, inutile que tu ailles visiter les gorilles au Rwanda, en voici la devant toi. Si ça t’énerve plus ne m’appelez plus jamais au Festival Amani, ou alors c’est moi qui ne reviendrai plus jamais».

Et après la suite, lorsqu’il a voulu finir il a arrêté sa musique il s’est confié à la presse. Et il a dit que tout allait bien et que tout ce qui s’est passé sur la scène était passager. Il a serré la main du promoteur du Festival monsieur De Lamotte, un homme blanc.

Pour la première fois, le publique a quitté le stade du collège Mwanga à 21h pendant le Festival Amani, alors que d’habitude c’est à 19h30 que le show prend fin.

Djaffar AL KATANTY

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