Nord-Kivu : les FARDC apportent les preuves de la présence de l’armée rwandaise sur le territoire congolais

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Dans un point de presse tenu vendredi 16 février, le Général commandant du secteur opérationnel Nord-Kivu SOKOLA II, le général de Brigade Bruno MANDEVU a démontré avec preuves à l’appui que c’est l’armée Rwandaise qui a franchi la frontière de la RD Congo.

Tout commence par des images prises le lundi 12 février par des drones de L’Institut Congolais de Conservation de la Nature faisant état d’une présence des 4 campements d’hommes armés en uniforme dans le parc national de Virunga, non loin de la frontière congolo-rwandaise sur les pieds des volcans Mikeno et Visoke, à l’Est du territoire de Rutshuru. Après des renseignements, l’armée congolaise a pu certifier qu’un seul de ces campements, le plus éloigné des restes était des éléments des FARDC.

Se situant non loin de la région où les FARDC avaient été attaqués à la même période l’an passé par des éléments de Sultani MAKENGA et où elles avaient perdu un hélicoptère, l’armée congolaise est passée à l’attaque pour faire décamper du territoire congolais l’ennemi cru être les rebelles du M23. C’est après 8 heures des combats intenses que les deux groupes s’identifieront ; les forces armées de la RDC d’une part et la force de défense rwandaise d’autre part.

Le général Bruno n’a pas mâché ses mots en présentant les faits : « les soldats Congolais n’ont jamais traversé la frontière pour aller du côté du Rwanda, ils sont sur leur territoire congolais. Ce sont les Rwandais qui ont traversé leur territoire et sont entrés chez-nous. Il y a les gens qui sont en train de mentir que ce sont les FARDC qui ont traversé la frontière, c’est faux. C’est le Rwanda qui se trouve sur le territoire congolais. » A affirmé le commandant des opérations SOKOLA II.

Cependant, malgré le cessez-le-feu, les troupes rwandaises sont restées sur le sol congolais, et l’administration de Kigali a accusé les FARDC d’avoir agressé des positions de la RDF sur le sol rwandais. Dans une plainte du gouvernement Rwandais au mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL, Kigali affirme avoir été attaqué sur son territoire dans le parc national de Virunga et que plusieurs villages auraient étés victimes des frappes congolaises.

Des preuves fournies par le Général Bruno laissent perplexe toute déformation de l’information. Les cordonnées géographiques situent l’attaque dans le territoire congolais, et les images de Google map ne font état d’aucun village près de la zone des affrontements ni du côté Rwandais ni du côté congolais.

« Sachez que notre armée c’est une armée qui travaille dans les normes, une armée professionnelle puisse qu’elle n’a jamais violé l’intégrité d’un quelconque pays. Elle a cherché les positions de l’ennemi avec des cordonnées précises, ils y sont arrivés, il y a eu contacts sans aller à gauche ni à droite. La situation est claire, nous avons fait une attaque juste pour mettre hors d’état de nuire l’ennemi qui occupait notre territoire. Et on ne peut pas tolérer ça, je l’ai dit au mécanisme conjoint de vérification que ces Rwandais doivent quitter le territoire congolais. Et ce qui s’est passé est une violation de l’armée congolaise. Nous resterons toujours ferme à ce point-là pour que le Congo reste Congo en respectant son intégrité, comme nous respectons l’intégrité du Rwanda ». A conclu le général Bruno avec un ton ferme.

En attendant les résultats de l’enquête de l’équipe du mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL, l’étau semble se resserrer sur Kigali.

Djaffar AL KATANTY

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