RDC : Les imams en guerre contre les dirigeants de la communauté islamique en RDC.

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La Communauté Islamique au Congo « COMICO » asbl, est en crise depuis la fin de sa dernière assemblée générale ordinaire qui s’est tenue à Kinshasa le mois dernier.

Depuis la mue de temps, 2 coprs se disputent le pouvoir à l’interne au sein de la COMICO, les théologiens d’une part et les administratifs de l’autre. Plusieurs points les mettent en discoordances, les érudits des sciences islamiques accusent les administratifs d’isurpation, de megestion, vol et détournement. Ces cheikhs et imams qui se réclament héritier du Prophète Mohammed selon la tradition musulmane veulent être les seuls dirigeants de l’Islam au Congo sans qu’un groupe des laïcs intellectuels leurs soient administratifs et chefs.
De l’autre côté, les administratifs qui sont des fidèles musulmans, laïcs possédant des diplômes et moyens financiers, et  pour la plupart, descendants des signataires de l’acte de fondation de la COMICO, s’accaparent de l’administration de la seule association qui réunit les musulmans.

Une guerre interne date de plusieurs décennies dans toutes les provinces du pays où les chefs  des entités islamiques (dirigeants de la COMICO en provinces) se putent avec les présidents des conseils théologaux (Conseil regroupant les théologiens). Un conseil théologal national permanent avait était créer pour donner de la valeur à ces imams et cheikhs qui prêchent, dirigent les prières, bénis les mariages, veillent à l’éducation religieuse de croyants, etc.

Cependant cela n’avait abouti à rien. Des disputes ont continué des partout en RDC. À Goma, par exemple, l’histoire retient que les musulmans ont été divisé en deux factions pendant 4 ans, l’une répondant à l’appel des théologiens et l’autre répondant à l’appel de l’admnistratif. Il y a juste deux ans qu’un groupe des fidèles avait reçu à les réunir. Ce groupe baptisé Commission Paix et Réconciliation, CPR en sigle ; avait même été reconnu au niveau national pour son courage et son rôle. Partant de cette expérience, il a été investi par le représentant légal de la COMICO cheikh Ali MWINYI MKUU lors de la dernière assemblée générale de fin février au début mars, comme une asbl nationale pouvant intervenir dans les problèmes de la communauté surtout ceux nécessitant la réconciliation.

Cependant, un nouveau front entre théologiens et administratifs vient de naitre juste après la tenue de cette assemblée générale. En cause, la réforme des statuts de la COMICO asbl dont l’ensemble des théologiens accuse de violer les principes et éthiques de l’islam, et de manquer de considération des religieux. En effet les nouveaux statuts mettent fin à l’existence du conseil théologal et donnent un glissement de 4 ans au mandat des dirigeants qui allait prendre fin en l’an prochain. Le cheikh Ali Muhammad KITENGE, président du conseil théologal Permanent de la ville-province de Kinshasa vient d’appeler à un sit-in des imams et cheikhs au bureau de la COMICO ce samedi 31 mars.

À Goma, une réunion des imams à eu lieu le lundi dernier et aucun mot n’a jusque-là pas encore fuité. Le Maniama qui produit le plus d’imams de toutes les provinces du pays, n’a toujours pas digéré le fait que ça soit les fidèles qui dirigent la communauté musulmane, les cheikhs SWALEH Bin IDI MORISHO, ISSA AHMAD KINGOMBE et d’autres ne cessent répéter leur célèbre phrase “la religion aux religieux”. Le premier connu comme un ennemi redoutable de la COMICO a répondu à Global infos qu“‘au si longtemps qu’un fidèle musulman dirigera cette communauté je ne manquerai à m’y opposer. Avez-vous déjà vu un fidèle catholique diriger une église quelque soit son niveau ? Et ben, si non, alors pourquoi chez nous c’est le cas ? Est-ce un fidèle non religieux peut devenir pape, cardinal, évêque ou curé ? Si non, comment chez nous c’est possible ? Il est grand temps que les autres théologiens ouvrent les yeux et appellent au changement.”

Ceci laisse croire que cette nouvelle guerre entre théologiens et administratifs de la COMICO sera plus forte que les précédentes ; et que cette fois-ci le CPR aura plus qu’un chat à fouetter.

Djaffar AL KATANTY

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