Lubumbashi : Le mois de mars a pris fin, retour à la réalité

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Le mois de mars a toujours été une période de l’année très mouvementée. Conférences, forums, ateliers, autant d’activités  organisées en vue d’accorder aux femmes une occasion de s’exprimer librement. La liberté de revendiquer leurs droits, de s’opposer aux discriminations basées sur le genre, de proposer des pistes de solutions pour des avancées socio-économiques, etc.

Cette année, les activités se sont alignées au thème international : « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ». Hommes et femmes, tous se serrent les coudes afin de rendre possible cette égalité. Les hommes ne sont plus complexés de voir les femmes tenir les rênes dans diverses secteurs d’activités. Ils les encouragent d’ailleurs à prendre les devants, à l’instar du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, qui milite pour une participation active des femmes au pouvoir publique. Elles sont chefs de service, chefs de bureau, entrepreneures, politiques, etc,  et leurs mérites sont reconnus. 

Pour certains, hommes comme femmes, ce mois est important en ce qu’il éveille les consciences et appelle aux efforts de tous en ce qui concerne l’égalité des chances. 

 » Ce mois est en effet, une occasion de célébrer les efforts fournis par les femmes, jusqu’à lors. C’est aussi l’opportunité de leur rappeler qu’elles ont le droit de rêver grand et qu’elles doivent se battre pour y arriver. Nous continuerons à mener des campagnes de sensibilisation et d’apporter le soutien nécessaire pour parvenir à rendre ce rêve réalité« . Esther Bilonda Mavuba

Pour d’autres, le mois de mars a pris fin. Finis les tapages,finis les slogans, retour à la réalité. 

 » Les femmes profitent de ce mois pour faire beaucoup de bruits sans résultats concrets. Elles organisent autant d’événements sans lendemain. Certes, il y a de quoi célébrer, mais notre souci est qu’elles travaillent encore et encore, qu’elles méritent ce qu’elles revendiquent, qu’elles osent se mesurer à leurs attentes en fonction ce qu’elles donnent. » Adoni Mwamba

Face à ces deux types d’opinion, la perception du leadership féminin reste fonction des actions des femmes. Alors, resteront elles aussi compétitives ? Poursuivront-elles avec la même ardeur ? Se battront-elles toujours avec la même énergie ? Ou nous réserveront elles un silence total ? 

Eunice Musau