L’Union pour la nation congolaise (UNC) aorganisé, ce vendredi 28 mai, une marche pacifique de soutien à Vital Kamerhe à Kinshasa. Ce, à quelques jours de l’ouverture du procès en appel fixée ce lundi 31 mai.
Une centaine de militants aux côtés de quelques députés du parti, de l’épouse ainsi que des enfants de Vital Kamerhe ont été visibles au siège de l’UNC.

Pourtant interdite par les autorités de la ville, les cadres et militants du parti de Vital Kamhere ont forcé sa tenue, la police s’est vue obligé d’intervenir. Des gaz lacrymogènes ont été signés lors de cette marche de soutien. Ces deniers ont exigé la libération de Vital Kamhere, directeur de cabinet honoraire du Chef de l’État condamné dans le cadre du procès 100 jours.

Cette marche est partiedu siège du parti situé sur l’avenue de l’Enseignement dans la commune de Kasa-Vubu et aura pour point de chute, la place Rond-point Moulaert dans la commune de Bandalungwa.

Le député national Bertin Mubonzi fait savoir qu’il y a beaucoup d’éléments nouveaux qui seront apportés lors de ce procès en appel dans le but de prouver davantage l’innocence de Vital Kamerhe dans cette affaire.

Les éléments sont concrets, vous avez par exemple le gouvernement qui avait reconnu l’existence des maisons dans les différents ports (…). Nous avons vu une lettre, qui demandait à la SNEL d’aller électrifier les trois cents maisons préfabriquées de camps tshatshi, et donc lorsque vous condamnez quelqu’un pour avoir détourné l’argent des trois cents maisons préfabriquées, mais lorsqu’on parle de l’existence de ces maisons dans certains coins, la question qu’on se pose est : que fait Vital Kamerhe en prison?”.

La marche porte sur notre soutien à la justice congolaise. Nous sommes au second degré, c’est un procès qui vient d’être fixé au 31 mai. Le jugement du premier degré ne nous ayant pas mis très à l’aise, logiquement nous avons interjeté appel, donc tout doit reprendre à zéro. Le temps qui nous a pris pour affronter ce deuxième degré du procès a permis d’avoir beaucoup d’éléments nouveaux qui vont certainement éclairer la justice”, a dit Bertin Mubonzi.

Et de poursuivre:

La dernière audience dans ce procès mettant en cause Vital Kamerhe, Samih Jammal et Jeannot Muhima avait eu lieu le 15 février 2021. La Cour d’appel avait décrété la surséance en attendant que la Cour de cassation examine une requête aux fins de renvoi pour cause de suspicion légitime”.

jeff Kalala