Le Président et son Premier ministre viennent de démissionner ce mercredi, annonce une source militaire contactée par l’Agence France Presse et relayée par la chaîne de télévision France24.

Cette démission vient de formaliser le coup d’état mené par la célèbre garnison militaire de Kati située dans la zone de Bamako. Le responsable de la junte n’a pas apprécié l’équipe gouvernementale publiée par le Premier ministre en début de semaine.

La CEDEAO dans l’impasse

À peine arrivé dans la capitale malienne, l’émissaire de la CEDEAO Jonathan Goodluck a été renvoyé sine die par l’homme fort du régime, Assimi Goita. La rencontre entre Goodluck Jonathan et le Vice-président Assimi Goïta vient d’être annulée à la dernière minute.

Le protocole du vice-président Assimi Goïta a appelé le protocole de la délégation de la CEDEAO au niveau du jardin zoologique de Bamako pour lui annoncer que la rencontre est annulée.

La délégation a fait demi-tour au niveau du rond-point de Koulouba avant de rentrer à l’hôtel Azalaï. L’ancien président nigérian Jonathan Goodluck ne serait pas le bienvenu à Bamako.

Pour l’instant, les raisons de cette annulation sont inconnues. La situation se détériore davantage à Bamako, la junte militaire reste inflexible, malgré les condamnations de la communauté internationale et surtout des institutions politiques régionales.

Plusieurs responsables africains avaient dénoncé cette prise d’otage des responsables de la transition, et avaient appelé à leur libération sans condition.

Bwana Muyenga