Le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde s’est félicité de l’État de siège déclaré au lendemain de l’investiture de son gouvernement. Au cours d’une émission télévisée sur le bilan des premiers 100 jours de son gouvernement, le premier ministre a salué la collaboration des deux chambres du parlement.

Cette question nous interpelle au plus haut au niveau du gouvernement, et je pense que notre cadre légal a justement pour but de nous obtenir des prorogations, et là je remercie les honorables députés et sénateurs parce qu’ils ont témoigné leur adhésion à ce programme d’état de siège en donnant de leurs émoluments. C’est quelque chose de louable et je pense que d’autre administrations se sont lancées par la même occasion pour faire la même chose” s’est réjouit Jean Michel Sama Lukonde

Le chef du gouvernement a également fustigé les critiques sur la précipitation de l’instauration de l’État de siège. Pour lui, il fallait a tout pris prendre le taureau par les cornes pour soulager les populations de l’Est du Pays.

N’oublions pas qu’on parle ici d’un cycle de 25 ans d’atrocité et de violence de tout genre et nous suivons la voix de la population et le chef de l’État qui est le garant de la paix est à l’écoute de sa population et nous au niveau du gouvernement, nous décidons ensemble avec le conseil des ministres pour mettre en place des actions” a-t-il dit.

Le premier ministre a également relevé deux merites majeures enregistrés depuis l’instauration de l’État d’urgence.

il y a deux choses qu’il faut savoir :
La première est de ne pas attendre, car beaucoup nous ont demandés d’attendre, mais attendre quoi, on a attendu suffisamment longtemps avant de prendre une décision dans cette zone-là, il fallait directement prendre une décision à mettre sur place.
La deuxième c’est de Mettre cette administration militaire, faire un état des lieux et puis mener des actions militaires dans les zones ou ces mauvaises pratiques doivent être complétement éradiquées

A ce jour l’administration militaire a identifié140 groupes armés dans les deux Kivus au côté desquels se sont formés des groupes armés issus de la population locale, ils appellent ça de l’auto-défense a expliqué le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde

Bwana Muyenga