100 milliars de dollars américains au profit des économies africaines, c’est le premier résultat du “New Deal” entre l’Afrique et ses partenaires traditionnels.

L’annonce a été faite ce mardi 18 mai par le président Emmanuel Macron, initiateur de ce sommet, au cours de la conférence de presse de clôture qu’il a co-animé avec le président et le vice-président de l’ Union Africaine Felix Antoine Tshisekedi et Macky Sall ainsi que la directrice générale du FMI Georgevia.

Ce montant est en fait le résultat de l’allègement des conditions des droits de tirage speciaux ( DTS) qui feront passer l’enveloppe Africaine de 33 à 100 milliards USD.

Tous les problèmes ne trouveront pas de solution en un jour, mais il s’agit d’un changement de paradigme “, a précisé le Président Emmanuel Macron qui a rappelé que les besoins en financement pour l’Afrique de 2021 à 2025 sont estimés à 385 milliards de dollars usd.

Au-delà des contributions financières, il a également été question de la levée des brevets pour permettre à l’Afrique de produire ses propres vaccins.

« Nous soutenons les transferts de technologie et un travail qui a été demandé à l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation mondiale du commerce et au Medicines Patent Pool (appuyé par l’ONU) de lever toutes les contraintes en termes de propriété intellectuelle qui bloquent la production de quelque type de vaccins que ce soit » a déclaré le président français, Emmanuel Macron, au cours de la conférence de presse de clôture de l’événement.

Il défend par ailleurs « l’idée que les pays aisés puissent réallouer leurs DTS (réserves du FMI) pour qu’ils aillent vers les pays pauvres, en particulier l’Afrique, pour que les 33 milliards d’aujourd’hui deviennent 100 milliards ».

Tout en saluant ce premier pas, le président de la République démocratique du Congo, Felix Antoine Tshisekedi, a toutefois reconnu que cet objectif serait clairement insuffisant.

Pour le président sénégalais, Macky Sall, cet objectif fixe « un nouveau départ, un nouvel accord pour l’Afrique ».

Emmanuel Macron a, néanmoins, mis en garde sur le fait qu’une partie des fonds devra être affectée à la lutte contre le terrorisme qui touche toujours le Sahel.

Il a estimé qu’outre la pandémie, une « charge de sécurité repose sur l’Afrique » et qu’il est « impérieux d’actualiser les règles financières en prenant en compte » cette problématique majeure.

Pour rappel, une vingtaine de chefs d’Etats africains et des dirigeants européens étaient réunis à Paris pour participer à ce Sommet de financement des économies africaines.

Plusieurs organisations ont par ailleurs été représentées par leurs directeurs, comme le FMI (Fonds Monétaire International), la Banque mondiale, ou encore la Banque africaine de développement (BAD).

Jeff Kalala